Paris. 112 avenue de la république, face au collège-lycée Voltaire, un regroupement de vélo et des tables ; un café ? Ou bien un magasin de vélo ?

Le Mass Works : un bar-magasin de vélo, avec en prime pour cette release party de Roue libre de Bazka, un petit espace librairie et une transformation, en cours de soirée, en salle de projection du film des coulisses de l’Ep. Une projection in situ, en soi.

En Roue libre ; un on the road musical où l’on « roule pendant des heures, direction inconnue », est réalisé par un duo ; Bazka, qui est en quelque sorte le chef d’orchestre de cette aventure, et Clara Budnik, celle qui filme, mais qui passera aussi devant la caméra pour participer à la musique, réussissant ainsi à « cocher toutes les cases ».

Mais s’agit-il vraiment d’un simple duo ? Pas vraiment, mais plutôt une agrégation de musicien.nes ; dix-sept au total, rencontrés sur la route comme « foule d’aléa, des morceaux d’espoirs », pour aboutir à ce projet.

Projet, assez difficile à caractériser. Une sorte de cadavre exquis ? Pas totalement, puisque à part les premiers artistes à composer, les autres connaissaient les morceaux produits par leurs prédécesseurs. Un joyeux chaos ? Ce serait oublier notre fil conducteur : Bazka. Et ce n’est pas non plus un orchestre où chacun jouerait une partition lui étant définie. Et qu’à part le terme d’œuvre collective, loin de ces « langages qui nous divisent », cet album réussit à réunir des univers musicaux singuliers, sans pour autant tomber dans l’éclectisme.

Dans une interview que Bazka nous a donnée, celui-ci répond à la question en se définissant plus comme un « producteur ». Loin d’être un chef d’orchestre qui dicterait sa troupe, il préfère arriver avec un catalogue de productions musicales déjà préétabli. N’oublions pas qu’il ne reste que quelques jours à chaque fois chez chaque artiste, et que cette base permet d’écarter la peur de la page blanche. Ainsi, cette base permet pour les uns de créer les paroles qui accompagneront la musique, pour les autres, d’enrichir la composition musicale. De même que ce catalogue lui permet de garder une cohérence, tout en lui offrant une palette large de genres et de styles musicaux. Ainsi l’album est un subtil équilibre entre la volonté de maintenir une unité cohérente et de laisser la liberté de l’imprévu, de la rencontre musicale. 

Passons, cette difficulté à définir, pour dire ce qu’il en est de l’Ep et du court-métrage. On y parle de vélo, mais aussi de « savoir qui je suis », d’amour, de ce qui nous rassemble, de musique…. On y parle de routes inconnues, et de dunes, d’espoir à venir, de souvenirs et de doutes. On y parle de l’été, de la chaleur d’être en vie mais aussi de cette fièvre qu’elle peut nous infliger. Un Ep qui nous emmène « vers le large »

Le court-métrage, et c’est là je trouve toute sa force, n’est pas qu’un simple à côté de la musique, mais un véritable prolongement, puisque c’est la vidéo qui justifie, en quelque sorte, le processus créatif et l’Ep. La musique s’écoute sans l’avoir vu, mais n’y perd-on pas le plaisir de reconnaître les différentes voix, harmonies empreintes qui s’y expriment ?

INSERER VIDEO ITW BAZKA ICI

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